
C’est un véritable mystère qui commence à faire la une des médias locaux et nationaux. Depuis le mois d’août, une vingtaine de chats auraient disparu dans un rayon de 800 mètres autour de la gare de Fontainebleau-Avon (Seine-et-Marne). Vingt chats d’un même quartier, et aucun n’a été retrouvé mort ou vivant…
Tout a commencé avec les disparitions de 7 chats début août. Les propriétaires se rongent les sangs, mais Camille Leguillon, jeune chargée de production et cavalière, est la première à réagir. Sa chatte Indie, tatouée et âgée de 3 ans, qu’elle avait recueillie après l’avoir trouvée bébé dans une poubelle, n’est pas réapparue depuis le 11 septembre. Elle a d’abord cherché partout, avant de se tourner, désespérée, vers la Fondation 30 millions d’amis, qui lui conseille de poster une annonce. C’est alors qu’elle se rend compte que d’autres propriétaires de son voisinage ont également perdu leur animal.
Le quotidien Le Parisien raconte ainsi le cas de Loulou, un mâle castré et tatoué âgé de 2 ans, qui a disparu le 30 août. Denis et Annie Lapert, ses propriétaires, ont entrepris les mêmes recherches et les mêmes démarches que Camille.
La veille de sa disparition, Loulou était rentré couvert de sang au niveau du flanc gauche mais pas blessé. Autre détail, il n’avait rien mangé contrairement à d’habitude », avoue le propriétaire. « Nous avons également retrouvé dans notre jardin, un foie et un cœur de volaille. Quelqu’un aurait-il voulu attirer notre chat? L’empoisonner? ,
s’interroge le couple. Le fait de ne pas savoir ce qui s’est réellement passé laisse la porte ouverte aux hypothèses les plus angoissantes…
Une rançon de 10 000 euros d’un donateur anonyme

Devant le nombre croissant de disparitions et l’inaction de la police, les propriétaires désemparés ont fondé le Collectif des chats perdus. Ils ont placardé des annonces autour de la gare de Fontainebleau, sans obtenir davantage de nouvelles… Et puis un jour, Camille reçoit un mail d’un mystérieux donateur, qui lui dit avoir pris connaissance de l’affaire, et qui souhaite aider le collectif en mettant en jeu 10 000 euros offerts à quiconque retrouvera les chats vivants. « J’ai d’abord cru à un gag« , admet Camille dans les colonnes du Parisien.
Afin de vite savoir s’il s’agit d’un canular, le collectif envoie une réponse commune au mystérieux donateur, en faisant délicatement comprendre que l’on n’a pas vraiment cru à sa proposition. Celui-ci a alors invité l’ensemble du collectif chez lui pour expliquer que son chat a disparu il y a deux ans dans les mêmes circonstances…. et que c’est pour cela qu’il a voulu aider les propriétaires.
Cet homme a souhaité garder l’anonymat car il est certainement connu ici et nous respectons sa volonté », explique Camille, « c’est pour cette raison que nous avons décidé de créer une association par laquelle l’argent transitera.
Sept propriétaires ont également pris le parti d’écrire au procureur de la République, et une enquête a été ouverte au parquet de Fontainebleau.
Jointe par téléphone, Camille Leguillon nous a également précisé que récemment, deux témoignages très concordants avaient été reçus :

Nos deux témoins disent avoir vu un homme en combinaison de travail, type garagiste, dans la même rue à 30 minutes d’intervalle. Il essayait d’appâter deux chats différents en sortant de la viande de ses poches… Le premier témoin était une dame âgée cachée derrière le rideau de sa fenêtre, elle a effrayé l’homme qui est parti l’air de rien. Le deuxième témoin était une jeune maman qui conduisait lorsque ses deux enfants ont vu l’homme en train d’appâter de nouveau un chat. Elle a pilé à côté de lui et il s’est sauvé .
Avis donc à la population : soyez vigilant si vous passez dans le quartier de la gare de Fontainebleau, ou le quartier qui part de l’avenue du Touring-Club jusqu’à l’allée du Parc-Sainte-Marie. Tout élément qui pourrait permettre de faire la lumière sur l’affaire, ou d’interroger l’homme signalé par les deux témoins peut être utile !








